GABRIEL HEINZE, dit "Gabi le TERRIBLE" sur le terrain, est en fait un homme bien différent dans la vie : gentil, simple, souriant mais aussi très réservé.
GABI EST NE LE 19 AVRIL 1978 à CRESPO en Argentine.
Il possède un passeport Italien en plus de l'Argentin car sa mère est d'origine sicilienne, et possède un nom allemand car son père est originaire de l'allemagne de l'est. Mais ATTENTION Gabi se sent parfaitement ARGENTIN et son nom se prononce "Heintzé" et non "Heinzeu" ! Il ne faut pas se tromper, vous pourriez faire enrager son père !
GABI, QUELQU'UN DE SIMPLE QUI N'AIME PAS LES GRANDES VILLES :
Tout petit déjà il habitait à plus de 500 km de Buenos Aires (à Crespo) et vie aujourd'hui en banlieue parisienne et non à Paris même ! Il est une personne que l'on appelle en Argentine "hogar", très casanière, il a besoin de ses racines, de sa petite ville où tout le monde se connait et s'entraide. Quand il retourne chez lui il adore se retrouver autour d'un barbecue d'asados (viande grillée) avec sa famille et ses amis
GABI ET SA FAMILLE :
Dernier enfant d'une famille de 4 garçons, il est né l'année ou la Coupe du Monde s'est déroulée dans son pays ce qui est un signe ! Il a donc trois frères agés de 31, 28, et 25 ans, qui sont respectivement professeur d'EPS, footballeur professionnel (en D2 en Argentine) et futur dentiste.
Tout petit déjà il était amoureux du football et notamment des BOCA JUNIORS, comme toute sa famille, sauf un de ses frère qui était supporter de l'Independiente.
Sa mère était institutrice et s'est mise à la retraite pour s'occuper des enfants. Son père lui travaillait dans une entreprise d'élevage de Poulet car Crespo est aux poulets ce que Paris est à la mode ; il avait travaillé dur pour arrivé à cet emploi stable, en effet il avait commencé à travailler à 12 ans exerçant un tas de petits boulots dont celui de chauffeur routier (qui est déjà bien dur en France et l'est encore plus en Argentine).Il a lutté toute sa vie pour surmonter les difficultés avec une force de caractère innébranlable, une volonté et une abnégation sans limites. C'est lui qui à donc transmis sa hargne et son énergie à son fils qui fait preuve du même comportement aujourd'hui sur le terrain. Jamais Gabi n'aura vénéré quelqu'un comme il aura vénéré son père, pas même Maradona, ou Pochettino !
Pourquoi Pochettino ?
LA FORMATION DE GABI EN ARGENTINE :
A 14 ans Gabi décide de participer à une sélection pour intégrer à Rosario le centre de formation des Newell's Old Boys qui possède en Argentine la même réputation qu'Auxerre et Nantes en France, et qui a notament formé Batistuta. A cette sélection, Gabi avait peu d'espoir d'être retenu car 400 enfants y participaient pour 20 places, sans compter que la plupart étaient dotés d'une technique individuelle que Gabi ne possédait pas. Mais il s'est accroché et a finalement été sélectionné avec un autre joueur de Crespo qui était 10 fois plus doué que lui mais qui finalement n'a jamais pu se séparer de sa famille. C'est la que Gabi a compris que le mental est au moins aussi important que le talent. Après avoir intégré le centre de formation Gabi s'est aussi rendu compte qu'il fallait sans cesse travailler en restant humble afin de pouvoir gagner juste de quoi envoyer un peu d'argent à sa famille. Pendant qu'il travaillait, Gabi prenait aussi le soin d'observer l'équipe première des Newell's où il a pu brièvement voir évoluer Maradonna, ainsi que Nestor Sensini et surtout... MAURICIO POCHETTINO !
Mauricio était le modèle de Gabi, voir même une idole pour lui, c'est d'ailleurs la présence de Mauricio au PSG qui a fait que Gabi n'a pas hésité une seconde pour signer au PSG. Gabi a même dit "Jouer aux côtés de Pochettino à Paris est carrément surréaliste !"
Gabi a ensuite effectué ses débuts en D1 avec les Newell's, alors qu'il n'avait que 19 ans, et il était porté par l'ambiance du stade des Newell's le Coloso, car là-bas tout le monde sans exception criait et chantait sur place.
LE DEPART POUR L'EUROPE :
Après neuf matches seulement disputés en pro, Ramon Martinez, un représentant du Real Valladollid (ajd'hui au Real de Madrid) a pris contact avec lui après l'avoir repéré lors du match contre le River de Francescoli et Gallardo. Gabi y avait fait une grande rencontre en latéral gauche, et, alors qu'il n'avait que quelques matches dans les jambes, et sans jamais avoir quitté l'Argentine, Gabi accepte la proposition de Martinez, se disant que "le train ne passe qu'une fois".
Il traverse donc l'Argentine en décembre direction l'Espagne. Là-bas, Gabi traverse une période difficile, loin de sa famille (surtout pour Noël), Gabi n'est en plus pas intégrer à sa nouvelle équipe car l'entraineur Sergio Kresic le jugeait trop jeune. Gabi tombe alors dans la déprime et envisage de rentrer en Argentine, mais après six mois d'intense douleur et après mûre réflexion, Gabi décide de persévérer, et cette épreuve le rend plus fort et plus dur encore...
Prêté six mois aux Sporting et après y avoir joué quelques matches il revient beaucoup plus mature au Real Valladollid où Gabriel Manzano avait pris la place de Kresic. C'est Manzano qui a mit à Gabi le pied à l'étrier en 99/00 avant d'être remplacé à son tour par Francisco Ferraro qui a alors titularisé Gabi tout au long de la saison 00/01 en défense centrale où Gabi a merveilleusement tenu sa place marquant même un but (face au Rayo Vallecano, le 5/11/2000).
LA REVANCHE DE GABI :
Arrivé en Espagne sur la point des pieds, après de multiples doutes, Gabi est finalement transféré en JUILLET 2001 au PSG pour 5 millions d'euros soi 5 fois le prix d'achat versé par Valladollid et donc le sentiment d'avoir rendu au club espagnol la confiance qu'il lui avait accordé.
GABI ARRIVE A PARIS SUR UN NUAGE :
Depuis son arrivée au PSG, Gabi est sur un nuage et il ne s'attendait pas à y vivre une saison aussi pleine. Un journal espagnol a même déclaré qu'il était la révélation du championnat de France 2001/2002. Gabi, modeste, a préféré dire que s'il en était là aujourd'hui, il le devait à l'accueil que Paris lui avait réservé, à l'encadrement et aux supporters, voire même aux gens qu'il croise dans la rue. Il a dit qu'il se souviendrait toujours de cet accueil tout comme son but aussi important pour Paris que symbolique pour lui, alors qu'il regrette beaucoup son expulsion face à Lyon, son "souvenir le moins glorieux ".

